Pyrénées 2011, la région de Néouvielle

décembre 26th, 2011 Posted in MONTAGNE

JOUR 4

Vendredi, 23 septembre 2011, Ensoleillé


Vers Lourdes

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1 Refuge du Bastan | 2 Ascension du Pic du Bastan | 3 Refuge Campana | 4 Stationnement

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Petit déjeuner, en toute tranquillité. Que c’est bien de se retrouver si peu nombreux dans un refuge.

Demain, c’est le retour de la pluie. Nous devions coucher au refuge de Campana, mais nous devrons descendre dans la vallée dès aujourd’hui. Il ne faut pas prendre de retard et rater notre avion. Une descente forcée dans des conditions dangereuses n’est pas souhaitable. Selon la documentation, à partir du col du Bastan, c’est une longue descente jusqu’à Artigues. Alors, même si nous grimpons le pic de Bastan, le reste de la journée ne devrait pas être trop difficile.

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Avant de partir, un dernier sommet: Le pic de Bastan

Nous faisons une dernière visite à cette toilette hyper technologique. Avant d’entreprendre la descente, nous décidons d’accompagner Nadine et Jean-Jacques dans leur ascension du Pic du Bastan. Il est 8:30. Ils partent devant, nous les rattraperons sur le col. Encore une fois nous sommes époustouflés de tant de beautés. Après être passé au lac Supérieur, nous rejoignons nos partenaires.

Et maintenant à nous le Pic du Bastan. Nadine nous accompagne un moment, et comme elle est sujette aux vertiges, elle s’arrête avant la montée finale. Pas loin de là, nous décidons d’abandonner nos gros sacs dans les rochers. Les derniers mètres se gravissent en tournant au tour de la pointe sommitale. Ça y est, nous y sommes tous les trois. Ce n’est pas l’Himalaya, mais que c’est beau. On ne se lasse pas d’admirer ce panorama. Les montagnes environnantes ont des formes et des couleurs très spéciales. Il faut se résoudre à descendre. Enthousiasmés, nous retrouvons Nadine et revenons sur le col.

C’est le temps de se séparer. Nous partons vers le refuge de Campana, qui se situe à environ 2 kilomètres du col. Chaque virage nous amène à considérer le décor sous différents angles. À chaque fois c’est l’émerveillement.

Un orage passe

Nous sommes en vue de Campana. Je suis un peu inquiet, car nous devons apprendre au gardien que nous ne resterons pas. Nous arrivons au refuge à 13:00 hres.

À l’intérieur tout le monde est à table. Difficile de savoir qui est le gardien, ou la gardienne. On me demande qui je suis, je m’identifie et mentionne que malheureusement nous ne pourrons pas rester. Alors le gardien bondit de sa chaise, furieux.

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Je lui explique qu’à cause du mauvais temps qui revient nous ne pouvons pas prendre la chance de prendre du retard et de rater notre avion. Je lui dis que s’il faut le dédommager, je peux lui donner dix euros. Il me dit, mais ce n’est pas dix euros mais au moins vingt euros que vous devrez me donner…

Moment de réflexion, je discute avec Louise. Entre temps, un couple de randonneurs à la journée, prend un goûter sur la terrasse. Nous leur demandons combien de temps il faut pour atteindre Artigues pour un autobus. Ils nous offrent spontanément de nous ramener avec leur voiture et de nous laisser à Bagnère de Bigorre. Leur proposition nous plait énormément. Des anges tombés du ciel.

Je retourne à l’intérieur pour confirmer que nous ne resterons pas. Le gardien m’invite à voir tout ce qu’il avait préparé pour nous: pains, gâteaux, etc… Je suis déjà très gêné de ce qui se passe, alors évidemment ça n’arrange pas les choses. Je lui dis que de toute façon, avec l’accueil tout de même assez brutal, et l’ambiance existante, nous ne nous sentions vraiment plus à l’aise de rester. Finalement tout le monde se calme. Il nous offre de nous préparer une omelette et de nous donner des bières pour le montant des vingt euros que nous lui laissons, et, qui ne couvriront assurément pas les frais de notre réservation.

Le gardien se pointe à la table avec deux assiettes. Bavettes de bÅ“uf et légumes. Un vrai repas de roi. Rien à voir avec une omelette… Nous mangeons en vitesse pour ne pas retarder nos bons samaritains. Avant de quitter, nous redisons au gardien, comme il nous en coûte de partir, que c’est la température à venir, qui nous y pousse. Nous échangeons une poignée de main chaleureuse, et en nous regardant bien dans les yeux, il nous dit « sans rancune ».

C’est avec un peu de lourdeur au cÅ“ur que nous quittons le site. Nous aurions tant aimé rester dans cet endroit paradisiaque. Encore une fois, la météo vient tout foutre en l’air. Nous aurions pu redescendre tout doucement demain, et profiter au maximum de cet endroit divin. Cette dernière heure fut particulièrement difficile à vivre, et tellement en contraste avec tous les autres événements de cette magnifique journée. Mais nous devons nous remettre en course rapidement. Nos bienfaiteurs ne doivent pas trop attendre après nous. Le problème est qu’ils sont des locaux, habitués et équipés de sacs légers. Nous, il faut suivre le rythme, même chargé de nos gros sacs.

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Nous quittons Campana à 14:15. Finalement, la descente comprend aussi quelques bonnes montées. Tout se passe très vite. Je prends beaucoup de photos à la volée. Comme à chaque instant, nous devons regarder où nous mettons les pieds, je me dis que je pourrai toujours revoir ce paysage sur les photos à mon retour. Dommage, car ce qui nous entoure tout au long de la descente, est prodigieux. Bientôt un torrent déferle sur la piste. Ils ont décidé de vider un des petits lacs, pour alimenter le village en électricité. Apparemment, celui-ci se remplira à nouveau en peu de temps. Heureusement, nos guides nous indiquent comment franchir le torrent qui nous coupe la piste.

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Nous traversons un ravin occupé par un très grand barrage. Puis c’est le début de la « montagne à vaches ». À chaque fond de vallée que j’aperçois, je me dis que ça doit être là le stationnement. Mais les images de fond de vallées se succèdent, sans qu’il ne soit question de stationnement. Nous traversons plusieurs pâturages. À un moment nous voyons un chien berger partir à toute vitesse vers un petit veau. Il l’éloigne du sentier, bien avant que nous n’arrivions à cette portion de la piste. Incroyable, de voir ces chiens à l’Å“uvre.

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À 16:20, après une descente digne des chèvres les plus célèbres, nous apercevons le fameux stationnement. En discutant dans l’auto, nous comprenons que leur trajet passe par Lourdes. Nos avons alors le culot de leur demander si nous pouvons profiter de leur générosité, jusque là. Ils nous répondent qu’il n’y a vraiment aucun problème. Pourtant, arrivés à Lourdes, nos pauvres amis se retrouvent coincés dans des impasses, en tentant de rejoindre la gare. En France aussi, les travaux de construction, donnent des soucis. Nous remercions de tout cÅ“ur, notre conducteur et sa compagne. Dommage j’ai perdu leurs noms.

Nous voici à Lourdes, dans le même petit hôtel, que l’an passé. Le propio est un colosse dans la trentaine, qui connaît bien le Québec. Un petit restaurant opéré par sa femme vietnamienne, est greffé à l’hôtel. On y mange très bien. Les chambres sont aussi très bien, et il est situé juste devant la gare. Pratique, lorsque l’on a un train à prendre aux petites heures du matin….

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Ceci met fin à ce court trek, qui a toutefois permis de compléter le tracé planifié l’an passé. Celui-ci n’avait pu être achevé, encore une fois, à cause des caprices de mère nature…

Nous avons vécu des moments exceptionnels, et riches en émotions. Nous avons eu l’impression de vivre trois jours à la journée, ce qui compense pour la durée réelle du temps.

Mais … il reste tant de choses à découvrir dans cette région…

 

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  1. One Response to “Pyrénées 2011, la région de Néouvielle”

  2. By France & André on Mai 5, 2013

    Hey! Louise & Jean-Pierre! est-ce que ça vous tenterait de refaire le trek avec vos amis? -)

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